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Argenteuil, Monet et la Seine... une histoire commune
Miam Miam
Les 10 Km d'Argenteuil
Gerry Joe Weise Joe Louis Walker
Au mois de juillet 1789, Argenteuil se trouve liée aux grands événements du début de la Révolution qui se déroulent à Paris par deux Argenteuillais, le marquis de Mirabeau, Victor de Riquetti surnommé "l’Ami des hommes" et Jacques de Flesselles, nouveau Prévôt des Marchands de Paris (équivalent du maire).
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| Pierre tombale de Mirabeau |
Le prieuré subit à la Révolution le sort réservé à l’ensemble des établissements religieux de France, bien qu’à Argenteuil, le 14 avril 1789, l’assemblée du Tiers Etat se soit tenue dans l’église du monastère.
Le 25 mai, il est supprimé et réuni au couvent des Carmes déchaussés de Charenton par autorisation royale. Après la mise à disposition de la Nation des biens de l’Eglise, le 2 novembre 1789, les ordres religieux sont supprimés le 13 février 1790. Le prieuré, déclaré bien national, n’est plus habité que par quatre moines.
Le 27 décembre 1790 le monastère est mis en vente. quatre citoyens l’achètent et le divisent en lots. Une partie des bâtiments avait déjà été acheté par la municipalité pour y installer le premier Hôtel de Ville.
Après l’expulsion des deux derniers moines en juillet 1791, le dépeçage de l’église prieurale commence : les décors et ornements sont enlevés, les autels détruits. Le mobilier et les ustensiles ménagers sont mis en vente. En septembre, les clochers sont détruits, la seigneurie et l’hôtellerie sont vendues.
Le chapitre et les jardins en dépendant sont vendus en 1793. L’église prieurale sera vendue et partagée entre les deux acheteurs en 1801. Le dépeçage progressif des maçonneries s’amorce alors. La Révolution met ainsi fin à la longue dégradation du monastère entamée dès la fin du Moyen Âge.